Violences, discriminations sexuelles… Le plaidoyer des élèves de Yaoundé

0

Réunis mercredi 11mai  à l’esplanade de la marie de Yaoundé 5, les écolières de l’établissement d’enseignement primaires ont remis solennellement leurs doléances aux représentants de l’Etat.

Ils réclament leurs droits.

Ils réclament leurs droits.

Viol, attouchements, harcèlement, outrage à la pudeur, prostitution de l’enfant proxénétisme, etc ; voilà en mille les maux que les élèves des établissements d’enseignements primaires sont venus dénoncer auprès des autorités mercredi 11 mai dernier au cours d’une cérémonie organisée par la mairie de Yaoundé 5. Cérémonie à laquelle participaient de délégué départemental de l’Education de base pour le Mfoundi, des maires des communes d’arrondissements, des chefs traditionnels, les inspecteurs d’arrondissements, des membres de la société civile.

Très dégourdie, Bidimbo Hillary du Cours élémentaire II de Djoungolo I, a présenté pour l’ensemble des ses camarades, les doléances des élèves. Evoquant la convention des Nations-Unies relative aux droits des enfants, la jeune élève à rappelé que ce document reconnait les difficiles conditions dans lesquelles les enfants évoluent à travers le monde, « et qu’il est nécessaire de leur accorder une attention particulière »« En 2000, plus de dix ans après son adoption, la quasi-totalité des pays du monde avaient signé et avaient accepté d’être liés par ces dispositions. Malheureusement en 2016, de nombreux enfants à travers le monde et particulièrement au Cameroun, continuent de voir leurs droits bafoués et leur dignité mise à mal », note la porte-parole des enfants. Au rang de ces violations, on peut citer « les filles qui sont discriminées en famille, et mariées à très bas âges », mais aussi, les enfants, filles comme garçons, qui sont violés, harcelés  et envoyés en prostitution. Avec l’aide du Cercle internationale pour la promotion de la création (Cipcre), dont de le Directeur général, le pasteur Jean Blaise Kenmogne, les enfants ont présenté aux magistrats municipaux les doléances suivantes : « la protection de nos droits et de notre intégrité », mais surtout « la prise en charge de [nos]camarades victimes de ces fléaux et les aider à se réinsérer et à se réhabiliter ». Aussi, « que ceux qui n’ont pas d’acte de naissance soient soutenus par la mairie et les autres forces vives ».

Répondant à ce chapelet de doléances, Yvette Claudine Ngono, épouse Etoundi Ayissi, maire de la commune d’arrondissement de Yaoundé 5 a tenu à rassurer les demandeurs. « Vous êtes partis des quatre coins de la ville de Yaoundé pour nous rencontrer et nous soumettre vos préoccupations, a-t-elle noté. Soyez assuré qu’elles seront intégrées dans le dispositif d’intervention communale et seront également transmises jusqu’au plus haut niveau décisionnel ». Aux responsables des services déconcentrés de l’Etat, l’édile les a exhortés « à renforcer l’environnement protecteur des enfants ». Ici, les chefs d’établissements scolaires, les responsables du tourisme, les acteurs de la justice, les responsables des affaires sociales et de la promotion de la femme et de la famille ; et les responsables de la santé. Les doléances ont été remises aux représentants du gouvernement présents.

Ludovic AMARA

Share.

About Author

Leave A Reply