Sensibilisation : Les filles-mères veulent réduire les grossesses précoces

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En prélude à ses activités prévues pour juin prochain, l’Association des jeunes filles-mères du Cameroun (Ajfmc), à donné un point de presse à Yaoundé pour faire le bilan des deux années précédentes et présenter ses projets en cours.

Une vue des assises.

Une vue des assises.

« Mettre fin à la pauvreté et lutter contre les inégalités d’ici 2035 ». C’est dans le cadre de ces différents défis planétaires que s’inscrit la vision  de l’Association des jeunes filles-mères du Cameroun (Ajfmc). Le bien-être de la jeune fille et de la jeune mère est un enjeu sous lequel se sont inscrites de nombreuses politiques nationales. C’est l’une des raisons pour laquelle, à travers ses activités, l’Ajfmc s’est engagée dans la lutte contre les grossesses précoces. Initiée depuis 2013, cette association a mené  des actions visant à sensibiliser, éduquer et réinsérer cette couche de la société souvent laissée pour compte. Alors que le phénomène des grossesses précoces, et très souvent indésirées, prend une ampleur considérable au Cameroun.

Et c’est la jeunesse féminine qui en est victime. La tranche d’âge varie entre 15 et 19 ans.  Dans le but de venir en aide à ces jeunes mamans, l’Ajfmc, prend en charge ces dernières. La promotrice, appelle les jeunes filles à se responsabiliser davantage. «  Nous voulons aider ces jeunes filles-mères à trouver une place dans la société, afin qu’elles puissent dans le futur s’autogérer », a souligné Léonie Chédjou, présidente de l’association. Plusieurs  de ces mamans n’ont pas la chance de poursuivre leurs études. Pour cause, la précarité, le manque de moyens financiers, etc. Pour donc palier à ces problèmes, l’Ajfmc se propose de les soutenir. Par de nombreuses actions, elles redonnent espoir aux jeunes mamans qui souvent, sont abandonnées par le géniteur et la famille. Pour celles qui optent pour le retour sur les bancs de l’école, les études sont scolarisées avec des fournitures à l’appui. D’autres, par contre, préfèrent des formations professionnelles. A cet effet, il leur est fournit le matériel nécessaire ainsi qu’une substantielle prise en charge financière. Mais, pour  bénéficier de cette offre, des recensements sont faits suivant les différentes communes de chaque arrondissement. Le but visé est de dénicher celles qui ont le plus besoin d’un encadrement (orphelines ou issues de familles très démunies). C’est suite à ce travail de sélection rigoureuse que bon nombre d’entre elles sont retenues pour bénéficier d’un soutien que ce soit moral, financier, ou autre.

Sur un effectif de 147 filles-mères recensées, 52 ont eu le privilège d’être retenues. Actuellement, ces jeunes mamans suivent des formations bien précises. On enregistre des réussites aux examens officiels. Une d’entre elles possède un  atelier de couture dans lequel elle emploie d’autres jeunes filles. Un travail qui demande beaucoup de temps. Car, le recensement ne couvre pas encore toutes les régions du pays. Mais, d’après la promotrice, dans les jours à venir, ils atteindront leur cap. « C’est un travail qui demande beaucoup d’efforts. Nous ne couvrons pas encore toutes les régions parce que nous n’avons pas encore étudié les populations de certains arrondissements. Mais nous comptons le faire. Puisque le projet s’étend à long terme », avoue-t-elle. A ce jour, le village Mouko, dans l’arrondissement de Kiki, département du Mbam et Inoubou, est la première localité qui accueillie l’association. Dans les prochains jours, elle compte s’étendre.  Une initiative qui permet à ces filles-Mères de s’insérer dans la société.

V.D.

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