Médias : Un fonds de solidarité pour les journalistes

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Le président du Syndicat national des journalistes du Cameroun a fait l’annonce ce 3 mai 2016 à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse.

Rassemblement des médias.

Rassemblement des médias.

5 millions Fcfa. C’est le montant qui sera alloué au désormais fonds de solidarité et de protection des journalistes. L’annonce a été faite ce mardi 3 mai 2016 à Douala par le président du Syndicat national des journalistes du Cameroun, Snjc. La déclaration de Dénis Nkwebo a suscité une salve d’applaudissements des Hommes de média réunis à la place du gouvernement de Bonanjo, à la faveur de la journée mondiale de la liberté de la presse. Sauf que pour le moment les caisses du fonds sont encore vides. Presque en tout cas. «J’annonce que dès aujourd’hui je mets 300.000 Fcfa dans cette caisse», a ponctué Dénis Nkwebo. Et de préciser  «ce fonds sera financé par les membres du Ben (Bureau exécutif  national du Snjc, ndlr), qui vont chercher l’argent auprès des donateurs

Le fonds de solidarité et de protection des journalistes «est un fond d’urgence qui sera utilisé pour venir en aide aux journalistes interpellés, incarcérés, emprisonnés, attaqués physiquement dans le cadre de leur fonction. C’est aussi un fonds pour assister les journalistes victimes d’un licenciement abusif. Ce fonds est nécessaire. C’est un dispositif qui nous permet de parer aux besoins les plus urgents.» Précision, «les modalités de fonctionnement et de gestion du fonds seront fixées par le Ben et communiquées au moment opportun.» Ce fonds n’a rien à voir avec la mutuelle souhaitée par des associations de journalistes. Et à qui Emmanuel Chatue, Pdg du groupe Tv+ avait offert 5 millions Fcfa en 2015, pour  soutenir l’initiative. Le président du Snjc argue que la mutuelle «pour l’instant ne peut pas encore prendre corps parce qu’il y avait un processus de recrutement qui est un processus d’enregistrement, question de savoir qui est où, qui est qui ?» L’objectif est de permettre à chacun de se rendre dans le centre hospitalier le plus proche de lui.

Le rassemblement a également permis au Snjc de renouveler ses exigences à l’endroit du gouvernement. La dépénalisation des délits de presse, «en retour nous demandons à nos membres de respecter scrupuleusement les règles d’éthique et de déontologie professionnelles pour ne pas prêter le flanc aux prédateurs des libertés», dixit Dénis Nkwebo. Autres recommandations, le droit des journalistes aux sources d’informations, la protection des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions, l’application de la convention collective adoptée depuis 2008. La presse a effectué par la suite une petite marche pour les services du gouverneur, afin de remettre au gouverneur la déclaration du Snjc. «Accès à l’information et aux libertés fondamentales, c’est votre droit ! » C’est le thème choisit pour cette édition de la liberté de la presse.

Valgadine TONGA

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