Liberté publique : Maurice Kamto persécuté à Bertoua

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Un dispositif sécuritaire spécial a été mis en place pour empêcher au président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) d’entrer dans la ville.

Maurice Kamto

Maurice Kamto

C’est à pieds que Maurice Kamto et l’ensemble du directoire de son parti ont foulé le sol de la cité capital de l’Est samedi 30 avril 2016. La caravane du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, Mrc, a été stoppée net au dernier poste de contrôle mixte de Bonis, situé à 7 km à l’entrée Sud de la ville. « Nous avons été contraints de descendre de nos véhicules par les éléments de la police et de la gendarmerie qui ont reçu des instructions fermes de leurs hiérarchies de nous barrer la route » explique Alain Fogué du Mrc. Sans opposer une moindre résistance à cette injonction, le professeur Maurice Kamto et sa délégation ont frappé le macadam sur une distance de près de 500 mètres avant d’être rejoints par leurs véhicules qui ont finalement été libérés. Partis de Yaoundé aux environs de 05 heures 30 minutes, c’est à 13 heures passé que la délégation du Mrc est arrivée à Bertoua. « Dès que nous avons atteint la limite entre la région du Centre et l’Est après Ayos, nos difficultés ont commencé. Pour rallier Bertoua, nous avons été soumis à pas moins de 30 contrôles de pièces d’identités et des fouilles systématiques des véhicules, par différentes composantes des forces de sécurité » explique le président du Mrc.

Pour partir de Bonis pour Tindamba, lieu de la réunion et conférence de presse, il fallait montrer pate blanche. La ville était entièrement militarisée de l’entrée Nord à la sortie Sud. A chaque carrefour, des dizaines de policiers et gendarmes anti-émeute armes au point, ont été postés pour disperser les militants du Mrc qui tenaient à accueillir leur président national. Alerté de l’accès de Maurice Kamto dans la ville, Martin Nkomba Epanlo, le sous-préfet de l’arrondissement de Bertoua 1er qui a refusé de délivrer le récépissé de déclaration de manifestation publique au Mrc a accouru avec une escouade de gendarmes pour bloquer l’entrée de l’hôtel où cet hôte « indésirable » devait marquer une escale. Sous forte escorte policière il a été conduit au siège de son parti à Tindamba. L’accès dans ce quartier était interdit aux militants du parti et aux journalistes par les éléments de la gendarmerie et ceux du groupement mobile d’intervention (Gmi). Nous y reviendrons.

S.D.R.

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