Batouri : Vers une industrialisation du manioc

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121 agriculteurs engagés dans cette activité ont reçu des microcrédits remboursables de 60 millions francs Cfa de la Mutuelle communautaire de croissance (Mc2).

Le projet de culture et de transformation du manioc porté par la commune de Batouri pour « lutter contre la pauvreté » commence à intéresser d’autres acteurs du monde rural. Si tout se passe bien, ce tubercule sera bientôt transformé dans le chef-lieu du département de la Kadey. L’on aura alors sur place toutes sortes de produits dérivés. (Farine de manioc, amidon, tapioca, etc.) Pour le moment, l’heure est à la préparation des sites et foyers de production répertoriés pour la cause. C’est dans cette optique qu’une séance de travail a réunit les agriculteurs du manioc et les membres du conseil d’administration  de la Mutuelle communautaire de croissance, Mc2, qui a décidé d’octroyer des microcrédits aux membres de la coopérative des agriculteurs et producteurs de manioc de Batouri (Coopca-Apmab).

Des tubercules de manioc.

Des tubercules de manioc.

Il était question de faire un tour d’horizon sur l’état des préparatifs des différents sites. « A cette date, 225 hectares de forêts ont été défrichés et 47 hectares labourés », a rassuré Louis Charly Sape, comptable de cette coopérative. Au total, une trentaine de localités à forte production de manioc sont recensées. Elles sont réparties en onze pôles et s’étalent sur près de 1000 hectares à différents niveaux.

Dans la région de l’Est, les terres de la Kadey sont propices à la production du manioc. C’est d’ailleurs pour cette raison que ce département est le premier au plan national à accueillir un projet-pilote. Lequel projet a été inscrit parmi les actions prioritaires de la commune de Batouri depuis quelques années. Pour l’instant, Pierre Dimba Gombo, le maire de la ville ne peut que se réjouir de l’appui de 60 millions francs Cfa que la Mc2 a accordé à la coopérative. Selon Vincent Betang, Unit manager de la Mc2 de Batouri, « nous avons financé les 121 agriculteurs à hauteur de 38 millions de francs Cfa et a accordé 25 millions francs Cfa de crédit au fonctionnement de la coopérative ». Au-delà de ces chiffres ajout-il, « notre structure devra également supporter les charges liées au fonctionnement de cette coopérative et au suivi des agriculteurs ». Dans les détails, ce projet va engager 360 producteurs de manioc autour de onze pôles d’encadrement, répartis dans différents sites de production. Pour cette phase expérimentale du projet, chaque producteur devra exploiter une parcelle d’un hectare. A en croire Lionie Ngono, encadreur technique du projet, la culture d’une variété de manioc améliorée dans la zone de la Kadey, va accroître la production locale à près de 20.000 tonnes par saison. Soit près de 40.000 tonnes par an, pour les cycles de production semestriels. Un important volet de transformation est également envisagé, ainsi que sa commercialisation aux industriels et aux grands distributeurs.

Ange-Gabriel OLINGA B.

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