Hôpital Laquintinie : Le nouveau directeur prend fonction

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Il a été installé ce lundi 18 avril 2016 par le ministre de la Santé publique.

Mama Fouda (à gauche) et Louis Richard Njock (à droite).

Mama Fouda (à gauche) et Louis Richard Njock (à droite).

Le patient est la priorité première du corps médical. Le ministre de la Santé publique l’a martelé lundi 18 avril 2016 à Douala, à la faveur de l’installation du nouveau directeur de l’hôpital Laquintinie. La cérémonie qui a réuni un parterre de personnalités a été l’occasion pour le ministre de donner la ligne à suivre au Pr Louis Richard Njock. «Vous arriver dans un environnement difficile. Je vous demande de faire de la prise en charge des patients votre premier champ de bataille. Vous devrez travailler en symbiose avec le président du comité de gestion, les autorités locales, et votre personnel.» Le président du conseil de gestion de Laquintinie, Fritz Ntonè Ntonè a d’ailleurs plaidé pour une innovation des espaces d’accueil, le professionnalisme, l’éthique et surtout la prise en charge.
Ntonè Ntonè par ailleurs délégué du gouvernement confie que «la nomination du nouveau directeur survient au lendemain des évènements du 12 mars 2016 (mort de Monique Koumateke, porteuse d’une grossesse gémellaire, ndlr) qui ont défrayé la chronique à travers le monde entier.» L’affaire Koumateke a officialisé le désamour de la population pour Laquintinie. Pas évident de dire que ce drame n’a pas été à l’origine de la destitution de Dr Jean II Dissongo. Il est donc question pour le nouveau chef de «relever l’image de marque non seulement de Laquintinie, mais du corps médical de manière générale. Il faut réconcilier l’hôpital avec la population pour que l’opinion nationale et internationale reconnaisse que dans ce lieu il y a des personnes dévouées au travail.»
Les médias appelés à la rescousse
La presse était au centre des activités. La preuve, après la cérémonie d’installation, le ministre a convié les Hommes de média à un point de presse. Objet : «La main tendue du ministre de la Santé publique, du premier ministre et du président de la République pour que ce qui est bien fait soit bien relayé, ce qui est mal fait soit décrié, mais que nous avançons tous ensemble pour que l’image de marque de notre pays ne soit pas telle que c’est là aujourd’hui», dixit Mama Fouda. Tentative d’intimidation ou d’aveuglement des journalistes ? En tout cas Mama Fouda pense que la presse doit redorer le blason de cet institut hospitalier. «Il arrive aussi que malgré les soins qu’on puisse administrer, la personne décède. Je voudrais interpeller chacun de nous pour que la mort ne devienne pas un sujet d’actualité. Pour qu’on ne diabolise pas le corps médical comme si on pouvait soigner la mort. C’est pour cela que j’ai voulu échanger avec vous. Nous ne pouvons pas tout avoir dans nos formations sanitaires. Nous connaissons le niveau de développement de notre pays mais nous devons avoir la modestie d’accepter que nous progressons.» Quid du devenir de l’ancien directeur, Jean II Dissongo ? Le décret le destituant n’a rien précisé. Pour tenter de le rassurer, Mama Fouda lui a dit qu’il «reste au service de la République.»
Valgadine TONGA

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