Spectacle : Jeudi show à l’Institut français de Douala

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Mirya Bika’a et Le Berger ont enflammé la scène ce 14 avril 2016.

Myria chauffe la scène.

Mirya chauffe la scène.

Deux styles complètement différents. Deux prestations envolées. Le plaisir était pour le public, venu nombreux jeudi 14 avril 2016 à l’Institut français de Douala. Il a dégusté le spectacle offert par Mirya Baka’a et Le Berger. La première partie est construite par Mirya Bika’a. Son premier titre ‘‘Bot bem’’, en langue bassa laisse le public dans le doute. L’artiste est planqué dans un coin de la salle. On n’entend que la chanson. La voix et surtout le registre surprennent. «Qui chante ? C’est un homme ou une femme ?» Eh non. C’est bien Myria. Elle a juste troqué l’aigüe qu’on lui connaissait pour le grave. Ça lui va plutôt bien. Les ovations du public en disent long sur leur émotion. Le show se poursuit avec des chansons endiablées. Le public se noie joyeusement dans les titres ‘‘Nzanzima’’, ‘‘Biri me’’, ‘‘Sen’’… ‘‘Fatale guerre’’. Sur les titres un tantinet suave, l’artiste éprouve du mal à cueillir des notes. La parfaite harmonie avec les musiciens au doigté reconnu efface les verrues. Taïwan à la guitare, Noé à la guitare basse, et Nemrot au piano. Ça méritait bien un standing ovation à la fin de la partie.

Le Berger et le ''micoro''.

Le Berger et le  »micoro ».

Personne ne bouge. Le show se poursuit avec Le Berger. De son vrai nom Vounoundougou, Le Berger est dans les grâces du public. Son style griot lui donne un large spectre. Qu’il chante en français ou en ‘‘fufuldé’’, qu’il fasse un peu de one man show, le public le suit. C’est le fou rire dans la salle quand l’homme svelte, vêtu d’un caleçon traditionnel se déhanche. Le Berger n’oublie pas de ponctuer ses chansons par des bêlements, un clin d’œil à ses troupeaux de bœufs restés au Nord. La musique est engagée, le style ironique. Le titre ‘‘Donne-moi le micoro’’ est repris comme un chœur dans la salle. «On attend la sortie de ton premier album», lance un spectateur à la fin du show. Comme Mirya Bika’a, Le Berger trace son chemin. Vu le public de ces jeunes artistes, leur avenir se dessine en rose.

Valgadine TONGA

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