Numérisation du livre : Un secteur à explorer au Cameroun

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Selon Joseph Mbarga, il y a plus à gagner dans l’économie numérique. L’écrivain s’est expliqué sur le sujet le temps d’une conférence-dédicace, mardi 12 avril 2016 à l’Institut français de Douala.

Paru aux éditions librinova; 2016/

Paru aux éditions librinova; 2016.

E-commerce. Le nom n’est plus nouveau pour plus d’un. Au Cameroun, des start-up se lancent de plus en plus dans la vente des vêtements, des téléphones portables, des chaussures…en ligne. Vu le développement du secteur, on peut dire que ça marche. Pourquoi ne pas en faire autant pour le livre. La publication numérique est tout à l’avantage de l’écrivain et du consommateur, soutient Joseph Mbarga. Cet auteur de deux recueils de nouvelles était en conférence-dédicace le mardi 12 avril 2016 à l’Institut français de Douala. Thème : Edition numérique au Cameroun : Enjeux et perspectives. Il sait de quoi il est question, lui qui a expérimenté l’édition numérique avec ses ouvrages La faim ne justifie pas les moyens, et Le Vieil homme est amer et autres amertumes. Il y a une version papier, mais «j’ai plus misé sur la version en ligne. C’est d’ailleurs librinova, plateforme en ligne, qui est l’éditeur.»
Le livre numérique est plus accessible à tous. Il permet «une baisse de coût dans la chaîne de production et dans la chaîne de distribution», argumente l’orateur. Le lecteur quant à lui aura accès au bouquin à temps voulu. «Avec les livres scolaires en ligne, explique Joseph Mbarga, il suffit qu’il y ait une plateforme de jeunes pour que le livre soit partagé en quelques minutes. Pareil pour les cours.» La publication en ligne permet aussi à l’auteur en quête de notoriété de voir ses ouvrages traverser des frontières. «En tant qu’auteur, j’ai envie d’être lu. Si quelqu’un veut lire mon livre mais n’a pas les moyens de l’acheter, qu’il lise la version numérique. S’il a de l’argent, qu’il l’achète.» Certains auteurs internationaux prospèrent dans la piraterie. La stratégie c’est de prendre le risque de partager leurs livres sur plusieurs plateformes (Amazon, Google, itunes…). L’objectif est d’avoir le maximum de lecteurs dans un premier temps, et par la suite espérer d’eux l’action d’achat. Raison pour laquelle «le contenu doit être intéressant».
Au Cameroun l’édition numérique «n’est pas à la phase industrielle. Il y aura bien une émergence d’acteurs. C’est possible, vu l’émergence des plateformes de e-commerce», se réjouie l’écrivain. Pour les amateurs des bouquins traditionnels, Joseph Mbarga à beau faire «la promotion du livre numérique», il sait que «les deux vont cohabiter

Valgadine TONGA

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