Lettre à Marco Mbella : Le plus « Grand » des Camerounais

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Marco mbella photo

Paul Biya, pour cette fois, j’ai vraiment pitié de toi.

Je suis certaine d’ailleurs que tu te gondoles.

Avec tous ceux qui s’arrogent le titre de pourfendeur du Nnom ngui,

C’est Issa Tchiroma qui voit sa place menacée.

Marco Mbella, dire que je t’ai aimé dans «Fleurs des Antilles», dans «Jus d’amour» !

Qu’est-ce qui t’es arrivé ?

D’aucuns me rétorqueront qu’on a beau chasser le naturel, il revient au galop.

En mars dernier, une trentaine d’artistes du Littoral sont allés prêter allégeance à Biya.

L’implorant de se représenter à la présidentielle de…disons à venir.

Peut-être que tu étais du lot. Libre à toi.

En tout cas tu n’as pas délivré un pamphlet dans Cameroon Tribune.

Toi, grand moralisateur n’a pas dénoncé les abus récurrents aux libertés de manif.

Les hécatombes dans les hôpitaux aussi c’est que du vent pour toi.

Je ne parlerai pas des pénuries d’électricité et d’eau.

Tu as raison. C’est que du vent.

Il a suffi que Richard Bona, le Camerounais, exprime un avis sur la démission de ton client pour que tu sortes du bois.

Mais je te comprends. Il fallait ramer à contre courant, pour te «refaire une petite santé de popularité».

Tu crois que sur le plan international, Marco Mbella parle plus que Richard Bona le Camerounais. Soit.

De là à dire «Richard Bona pouvez-vous vous taire», je réponds où sont passées les bonnes manières ?

Ton opinion est un grain de sable dans la mer, mais c’est un grain quand même rassure-toi.

De toi à moi tu peux louer ton Dieu, pieusement d’ailleurs. C’est la démocratie.

Laisse aussi Bona faire «le politicien».

Quoi que, vu ta litanie, il devrait prendre des cours chez toi.

Le parti a besoin de laudateur de la trempe de Ma’ Nfo.

Tu ferais l’affaire.

Reste avec ton client. Nous on reste avec Bona, le Camerounais.

Puisque je t’aime bien, petit conseil :

Fais gaffe. Tchiroma t’a à l’œil.

 V.T.

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