Nécrologie : Emmanuel Abolo Biwole range son Kimono

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Secrétaire général du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) pendant plus d’une dizaine d’années, il a rendu l’âme hier dimanche 10 avril 2016, des suites de maladie à l’hôpital central de Yaoundé.

Emmanuel Abolo Biwolé

Emmanuel Abolo Biwolé

La famille de l’olympisme camerounais est en deuil. Elle vient de perdre une de ses figures de proue. Un chancre de ce courant au pays de Roger Milla. Ce n’est pas Hammad Kalkaba Malboum, profondément bouleversé par cette disparition tragique, qui le démentirait. Le président du Cnosc perd en cet illustre collaborateur, un brillant administrateur avec lequel il a travaillé pendant plus d’une quinzaine d’années. Personnage affable mais circonspect ; travailleur rigoureux et discipliné, il n’était pas que le numéro 2 du Cnosc comme le veulent les usages. Que non ! Son dynamisme et sa grande connaissance du sport et des valeurs de l’olympisme qu’il a embrassé depuis plusieurs années, ont fait de lui, l’un des cadres clés de cette organisation dont les maîtres mots restent la responsabilité, la démocratie, la transparence, le respect de l’alternance. Ces principes n’avait-il de cesse de rappeler, qui tendent à renforcer la position du mouvement sportif pour ne pas se laisser envahir par des personnes étrangères au milieu des sports et de l’éducation physique, « l’objectif étant une gestion efficace, efficiente et éthique du sport ».
Questions d’intérêt général
Ceux des journalistes de sports et autres acteurs du mouvement sportif camerounais qui ont fréquenté le siège du Cnosc au quartier Nkol-Eton à Yaoundé ces trois dernières semaines n’ont que rarement aperçu la silhouette filiforme de l’ancien judoka. Malade, il avait pris quelques jours pour prendre soin de sa santé avant de retourner à son poste de travail. Mais, comme dans un combat de Judo, son adversaire l’a laissé au tatami. Camarade de promotion de plusieurs grands noms dans le milieu du sport au Cameroun, Emmanuel Abolo Biwolé était l’incarnation même du travail bien fait et de l’amour de sa patrie.
Disponibilité
Grâce à son engagement, il a contribué à développer, promouvoir et protéger le mouvement olympique et sportif au Cameroun. Lui qui n’a jamais hésité à se montrer disponible à représenter le mouvement sportif camerounais pour toutes les questions d’intérêt général auprès des pouvoirs publics et des organismes officiels, tant au Cameroun qu’à l’étranger. Le destin a voulu qu’il rende son tablier quatre jours seulement après le verdict de la Chambre de conciliation et d’arbitrage du Cnosc relativement à l’affaire qui opposait la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) à la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc). L’instance juridictionnelle a annulé les récentes décisions du président de la Fécafoot, réorganisant le fonctionnement de l’instance que dirige Pierre Semengue depuis 5 ans. Adieu maitre !
C.T.

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